Peax : Moka !
Monde de couleurs salées & Perles de Gaieté
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Peuh, pas grand chose à dire de plus, a part bonne journée !
Dimanche 17 mai 2009 à 13:58
Dimanche 17 mai 2009 à 20:26

Publié par Saphyr
Dimanche 24 mai 2009 à 21:55
Autour d'elle, la vie était assourdissante. Lourde. Fatigante. Polluée.
Pas étonnant, étant donné que le centre de Tokyo était particulièrement fréquenté, donc tout aussi particulièrement pollué, à la limite de l'invivable, pour les habitants qui pouvaient parfois se faire la remarque qu'ils vivaient dans un vrai four de chaleur nauséabonde à cause des gaz polluants. Pourtant, certain en faisaient un bénéfice fort simple que de vendre de l'air pur venant des campagnes ; le bénéfice était énorme vu que jusqu'à présent l'air n'était pas facturé. Un bol d'air sain ou deux faisaient le plus grand bien tant leurs poumons s'étaient irrités par les gaz polluants. Mais malgré qu'un air non vicié lui faisait envie, elle n'avait pas non plus l'envie d'enrichir les mec qui faisaient ce commerce. Depuis plusieurs mois déjà les catastrophes qui s'abattaient sur la ville avaient cessé, les habitants étaient en vacances pour les plus chanceux, le reste travaillait toujours, les touristes venant de toutes part envahissaient la ville sous leur flot et prenaient en photo le moindre millimètre carré d'espace. Les terrasses des cafés étaient pleines à craquer, de même que les nerfs des serveurs qui devaient de plier en quatre pour les satisfaire. L'air était chaud. C'était l'été. Dans la foule, on la bouscula, elle entendit vaguement une excuse qui se perdit dans le bruit ambiant. Elle ouvrit les yeux, sortant de ses pensées, pour tomber un sol horriblement crade, et tout aussi pollué que l'air, si ce n'était plus. Son regard se dirigea vers le ciel, songeant à un espace infini où le vide était tellement lourd qu'il en étouffait le moindre bruit. La-bas, existait-il un monde inconnu de l'espèce humaine ? Peut être … sûrement.
Elle passa sa main dans ses cheveux bruns, en proie à un horrible mal de tête. Trop de monde, cela l'étouffait, la fatiguait et cette fois ne fit pas exception ; oui, « coeur de pierre » comme on l'avait surnommée était fatiguée par la foule, les endroits tels que les magasins bondés de monde l'oppressaient, elle avait d'étranges impressions qu'elle ne savait pas toujours bien interpréter, parfois hésitant entre l'oppression et … et quoi, au juste ? « On » … étaient les gens de son bahut … et sûrement d'autres, mais après tout, elle s'en fichait. Quoi qu'il en soit, les sonneries de portables, les discutions animées, les longs mots d'amour au téléphone, les même en SMS, tous plus Fake les uns que les autres, les sourires, normaux ou en coin, les bruit des sac de papiers servant à transporter des fringues, les bruits des pas, puis à nouveau le vibreur, la sonnerie, le rire … C'était trop. Encore un fois, elle ne pouvait rester dans cet endroit fréquenté une minute de plus. Elle soupira très profondément et décida d'aller faire un tour au port qui devait se vider de monde, vu l'heure. Les bateaux étaient déjà rentrés et les derniers étaient déjà repartis depuis longtemps, les grues rangées, marchandises embarquées. Au loin, le soleil rougissait, et le calme l'apaisa. Mais à peine cru-t-elle être seule qu'elle tomba sur une vision des plus … romantique. En ce moment, une demande de mariage, visiblement acceptée, un calin et le jeune homme conclu sa demande par un baiser. Tout autre fille se serait attendrie devant un tel bonheur. Une fille considérée comme normale.
Pas associable jusqu'à la pointe des cheveux en passant par leur racine.
Pour elle, ce n'était qu'une exposition béante d'un sentiment personnel à la vue de tous, à la limite de l'exhibition. Non, cela en était. Mais elle n'était pas outrée, elle voyait cela tous les jours, avec des yeux impassibles, dénudés d'une volonté de vivre. Elle connaissait les mots pour décrire la scène. Elle ne les utilisait jamais.
Ils lui étaient inutiles.
Publié par Saphyr
Samedi 20 novembre 2010 à 18:28

Leur nom était l'incarnation de la noblesse absolue. Ce n'était pas ces choses qui se prétendaient nobles, pas ces choses sans intérêt, sans aucune caste qui n'étaient que des pâles répliques de chefs-d'œuvre. C'était de la vraie Noblesse, imprimée dans le sang, dans chaque cheveu de soie, autant dans la légère touche rosée que dans le teint couleur neige. Elles étaient merveilleuses et inégalées, la perfection atteinte, inaccessibles. Si le rêve qu'en voir une devant soi se réalisait, on ne pourrait rester que béa d'admiration. Telles étaient ce que l'on appelait les poupées Rozen Maiden.
Elle-même n'était que le fruit d'un vieux fabriquant de jouets pour enfants, « à moitié fou » depuis le décès de sa femme. On disait qu'il parlait tout seul. Le vieillard seul et en fin de vie s'adressait souvent à elle, la traitant comme l'œuvre de sa vie toute entière. Il était vrai qu'elle était une poupée qui suscitait un quelque intérêt, mais comparé aux Rozen Maiden … elle n'était qu'une vieille poupée de chiffon. Par ailleurs, si elle aurai souhaité répondre aux paroles affectueuses du fabriquant, elle ne le pouvait pas. Sans cette Rosa Mystica qui donnait vie, elle ne pourrait bouger, ne pourrait parler … son « esprit » en était lui-même engourdit par son absence. Elle avait accepté la triste réalité, peut-être tellement que la volonté de bouger qui lui avait faire quelques pas à l'époque, avec l'aide de son Créateur qui n'en avait gardé qu'un beau souvenir de rêve car, après tout, les poupées animées n'existent que dans les rêves, avait totalement disparu. Triste destinée pour cette poupée qui bientôt, serait sans son propriétaire, poupée qui était l'objet de si grands soins.
Une longue chevelure légèrement ondulée, brune foncée, reflétait parfois des éclats roux ou dorés qui n'apparaissaient que lorsqu'un brin de soleil arrivait jusqu'au fond du magasin. Elle n'était pas même en vitrine ni sur le comptoir, qui sait quel accident aurait pu arriver … son teint d'enfant aurait été abîmé, ses articulations déjà si fragiles auraient pu se casser dès le premier choc ou la première chute, sa robe de soie blanche cousue à la main aux fils d'or et d'argent aurait pu voir son éclat ternir. Sujette des mille précautions de son Maître, elle avait autrefois rêve au loin des mains si gracieuses et agiles des Rozen Maiden, qui servaient aussi pour se combattre entre elles afin d'être la poupée qui deviendrait la préférée de leur Créateur. Les siennes, quoique fort bien conçues, étaient fragiles comme des pétales de rose. Elle adulait ces sortes d'êtres supérieurs, comme elle les haïssait et les jalousait. Oui, même son Créateur à elle aurait espéré en voir une de sa vie, même s'il savait que cela ne serai pas possible. Fichues Rozen Maiden ! Encore les Rozen Maiden ! Et oui, toujours ces Rozen Maiden inégalées. Ses yeux d'un violet profond brillèrent d'une pointe grise de tristesse, et elle entreprit de relever sa tête, voulant se prouver à elle-même qu'elle pouvait encore avoir l'air fière allure.
L'effort qu'elle dû y mettre la surprit et lui coûta une volonté colossale. Sa tête lui était beaucoup plus lourde en réalité que lorsqu'elle se regardait dans le grand miroir du comptoir ! Dehors, la nuit était belle et étoilée, même si les barreaux qui protégeaient la boutique l'oppressait comme une prison. Elle reconnaissait au loin la pointe du clocher de l'église, le panneau pour l'école primaire, le collège à côté … Elle se souvint de ses longues nuits où elle n'avait cessé d'espérer d'un jour où elle pourrait bouger, parler, penser à sa guise, et cela à tout moment, pouvoir montrer au monde entier que si elle n'était pas Rozen Maiden, elle était tout de même une poupée honorable ; elle voulait voir un sourire resplendissant sur le visage de son Créateur, sourire qu'elle n'avait vu qu'une fois, le jour où sa fille mettait au monde une petite fille. Elle voulait que ce sourire s'adresse à elle. Mais à présent, cette volonté c'était muée en résolution : Rien ne changerai sa destinée, elle était destinée à n'être que la poupée de son vieux Créateur pour l'éternité.
Un jour, la poupée vit tomber son Maître tomber au sol, et ne pas se relever. Sur le dos, il regardait cette poupée sur le comptoir, elle avait la tête penchée vers le sol, inanimée de vie. Pourtant, il lui parla. En ce jour, elle se sentait étrange, elle sentit quelque chose rouler sur son visage de porcelaine.
Tu pleures … ? Ne soit pas triste … Tu est la plus jolie poupée que je n'ai jamais vue … Et contrairement à moi, tu vivras encore longtemps.
Il sourit.Il mourut.
Et tout changera à partir de ce moment-là.
Publié par Saphyr